Biographie

MA PEINTURE C’EST….

Je suis avant tout une coloriste.

Ma peinture est la traduction de mes émotions face au modèle, au paysage par le plaisir de la couleur, de la matière et du geste.

Ma quête avant la forme est celle du dégradé et de l’harmonie des couleurs. Elle vise les paroles de Paul Cézanne qui disait : quant la couleur est à sa richesse la forme est à sa plénitude.

J’aime quand le pinceau accroche sur la toile, quand il m’emmène dans la toile.

MON CHEMINEMENT …

Déjà toute petite j’aimais dessiner et mettre de la couleur partout. A l’école, au collège c’était ma discipline préférée. Dès que j’avais un peu de temps je gribouillais.

Puis au cours de ma 4ème se produit un événement qui est resté gravé en moi. Notre professeur de français nous demande d’étudier un poème en corrélation avec une peinture. Pas une peinture classique que nous avions l’habitude de voir dans nos manuels scolaires. Non, elle nous offre une grande reproduction « D’impression soleil levant de Claude Monet ». Pour moi, c’est tout d’abord un très beau cadeau. Mais c’est surtout l’étonnement, la découverte d’une autre façon de peindre, toutes ces couleurs et cette lumière !!!!

Ma vie m’a emmené ailleurs et je n’ai plus dessiné. Mais l’intérêt pour la peinture est là. Je vais parfois voir des expositions. Je passe du temps au musée des Beaux Arts de Rouen. Je lis des ouvrages sur des artistes et des courants artistiques. Je suis une inconditionnelle de Monet mais cela évoluera avec temps.

Puis, à la quarantaine c’est le début de la révolution. Et, tout naturellement c’est vers le dessin que je me tourne. En octobre 1997, je m’inscris à l’école des Beaux de Rouen. Je suis le cours « d’initiation au dessin » le samedi après-midi avec M. THIBURS.

Les débuts sont difficiles. Les cours ne correspondent pas à ce que j’attendais. L’ambiance est froide. L’accueil est cassant. Mes questions au professeur restent sans réponse. A la sortie, c’est le stress et le déplaisir. Vais-je y retourner le samedi suivant ? Je ne vais quand même pas renoncer au premier cours.

Puis de samedi en samedi je prends de l’assurance m’amuse. C’est la découverte de divers supports : papier blanc, de couleur, lisse, granuleux ; de matières : craies, stylos billes, fusain, mines de plomb, pastels, gouaches etc.. Finalement, je suis heureuse et me vois bien suivre ces cours tout le reste de ma vie.

Mais lors de ma deuxième année, la routine s’installe. Je découvre le plaisir tactile du pinceau . Je lorgne dans la salle d’à côté où Christian SAUVE donne un cours de peinture à l’huile (une pause longue avec un modèle vivant). Petit à petit l’idée fait sont chemin. Je veux m’essayer à la peinture.

A la fin de l’année, j’ose aborder Christian SAUVE. Il m’impressionne. Je n’ai jamais peint. M’acceptera-t-il dans son cours ? Qu’ai je déjà fait ?… Il hésite…. Vous devriez peut-être commencer par la nature morte… Non je veux m’essayer au nu. Finalement, il me donne son accord en me prévenant que ce sera difficile.

Septembre 1999, première toile, j’étais prévenue mais quelle galère ! Je sais à peine dessiner. Je ne sais pas tenir un pinceau. Je n’ai aucune notion des couleurs. On ne fait pas le nus en rose cochon me dit-il 😕 Utilisez les terres, les ocres. Je n’aime pas. Alors utilisez le rouge.

Heureusement, le désir a toujours été plus fort. J’ai persisté, recommencé et recommencé, balbutié, décollé un peu, tourné en rond, insisté, eu des espoirs, des désespoirs mais n’ai jamais renoncé. Et puis, l’école, c’est aussi la rencontre avec d’autres élèves, les échanges, les conseils. Et je dois remercier Christian SAUVE qui a su m’emmener sur mon chemin

En octobre 2000, je me suis également inscrite aux cours de croquis de nus du jeudi et vendredi soir. Cela m’a beaucoup aidé à progresser. Le croquis c’est 3 minutes, 7 minutes, et on passe au suivant. Plus peur de la page blanche, plus d’objectif de réussite, moins de questions, plus de lâché-prise, et le plaisir. J’expérimente d’autres outils : encres, craies, bâtons à l’huile, cageot, pinceau lavis… Et surtout les aquacolors. Je comprends que je suis une coloriste et que c’est principalement ce que j’aime dans la peinture.

En mai 2001, je pars avec des amies et notre professeur dans le Cotentin. Et là, je fais deux belles découvertes, d’une part, celle du Cotentin, d’autre part, celle du couteau. Cet outil m’a apporté le plaisir de la matière et m’a aidé à progresser. Pendant quelques années, je ne vais travailler qu’avec cet instrument avant de revenir aux pinceaux mais cette fois ci aux grosses brosses.

Christian SAUVE est parti à la retraite. L’école des beaux arts a déménagé à la grand mare. Les cours se sont un peu vidés. Les cours de nus du samedi après-midi ont pris fin. J’ai arrêté les cours aux beaux art fin 2015. J’ai continué seule. Je continue le croquis avec un groupe.